L.M.D. (Licence-Master-Doctorat)
LMD
La construction de l'espace européen de l'enseignement supérieur, issue du processus dit « Sorbonne-Bologne », associe aujourd'hui près de 45 pays d'Europe. En France, cette démarche a pris le nom de LMD.
Le LMD (Licence-Master-Doctorat) est une nouvelle organisation des formations universitaires en cours de mise en place dans l’ensemble des pays européens.
Toutes les universités françaises ont désormais adopté ce cadre.
Les objectifs du LMD
Permettre les comparaisons et les équivalences européennes.
Faciliter la mobilité étudiante.
Offrir une meilleure lisibilité des diplômes sur le marché du travail.
Il propose de réaliser ces objectifs grâce à trois dispositifs.
L’articulation des études autour de trois niveaux.
La définition de parcours de formation.
La comptabilisation des acquis par un système de crédits (ECTS ou European Credit Transfert System).
Le LMD s’applique à toutes les formations universitaires conduisant à un diplôme, quelles qu’en soient les modalités : formation initiale, formation continue, apprentissage, formation en présence, à distance.
Alors que les principes généraux de la nouvelle organisation sont communs, les universités ont disposé d’une grande autonomie dans leur application. Il s’en suit une grande diversité de situations entre elles et souvent une difficulté à s’informer pour tous les acteurs du dispositif.
Une nouvelle organisation des études universitaires
Elle s’articule autour de trois niveaux.
La Licence du niveau Bac+1 au niveau Bac+3 (L1, L2 et L3)
L’obtention d’une licence générale conclut trois années de formation de base.
Elle peut aussi s’obtenir après deux années commencées dans un autre parcours (par exemple DUT ou BTS) et poursuivies après validation d’acquis (cf. VAE) par une troisième année de licence générale (L3).
L’année de L3 qualifie le diplôme obtenu.
Un diplôme de licence se définit par un domaine. Le domaine est formé d’un ensemble de disciplines académiques. Il est subdivisé en parcours plus ou moins différenciés
Il existe un domaine Economie et Gestion dans lequel les universités proposent une licence d’Economie-Gestion. Certaines distinguent des licences d’Economie ou des licences de Gestion.
La licence générale ouvre à une poursuite d’études dans un master.
L’obtention d’une licence professionnelle achève par une troisième année un parcours commencé dans un cycle technologique ou dans un cycle général (L1, L2). La licence professionnelle est un diplôme terminal qui précède directement l’entrée dans la vie professionnelle et n’ouvre qu’exceptionnellement la porte à une poursuite immédiate d’études.
Nombre d’universités organisent des passerelles entre parcours généraux et technologiques assorties de validations d’acquis entre L2 et L3.
Le Master au niveau Bac+4 et Bac+5 (M1, M2)
Le diplôme de master sanctionne l’acquisition de compétences dans un champ professionnel ou scientifique donné. Il sanctionne deux années d’études. Chaque mention de master regroupe un certain nombre de spécialités et propose différents parcours de formation. On distingue notamment les parcours « professionnels » qui préparent l’entrée dans un emploi et les parcours « recherche » qui ouvrent au doctorat.
La première année (M1) est accessible à tout étudiant titulaire d’une licence correspondante.
Le règlement du M1 définit les licences qui y donnent accès sans condition. En général tout titulaire d’une licence générale en Economie-Gestion peut accéder à un M1 d’Economie ou un M1 de Gestion. Une licence en Economie ou une licence en Gestion ouvre à l’un ou l’autre ou aux deux. Les titulaires d’autres licences ou ceux qui ont acquis une expérience professionnelle doivent satisfaire à une procédure de dispense ou de validation.
La seconde année (M2) est accessible à la double condition d’être titulaire d’un M1 et d’avoir été accepté par un jury d’admission.
Dans la plupart des universités les spécialités de M2 sont enseignées dans le cadre de groupes restreints et préparent à des métiers bien définis : métiers du marketing, de la finance d’entreprise, de la finance de marché, de la banque, du contrôle de gestion, des études économiques sectorielles, régionales, etc.
Domaines, mentions et spécialités de master
Le master (M1 et M2) est organisé par domaines. Il n’y a pas de nomenclature des domaines : chaque université a proposé deux, trois ou quatre ensembles thématiques construits sur des critères de disciplines et de projets scientifiques.
Certaines universités ont privilégié l’ancrage dans des disciplines académiques. Les formations proposées en Economie et en Gestion sont alors souvent dans des domaines Droit-Economie-Gestion ou Economie-Gestion ou encore Sciences Sociales, etc.
D’autres universités ont privilégié des thématiques plus spécifiques, par exemple : relations internationales, sciences de la décision, etc.
Dans chaque domaine de master ont été définies des mentions qui correspondent à un champ de compétences en recherche et formation. La mention figurera en position principale sur le diplôme. C’est souvent elle qui définit les possibilités de poursuite d’études entre M1 et M2.
Une mention de master peut comporter plusieurs spécialités qui précisent un champ de compétence plus précis.
Un master mention « management des entreprises » peut de façon classique comporter des spécialités finances, ressources humaines, marketing, gestion des PME, etc.
Chaque spécialité peut elle-même s’affiner en parcours : La spécialité finance d’un master mention Economie Appliquée peut se subdiviser en marchés financiers, assurance, etc.
Le Doctorat aux niveaux Bac+6 Ă Bac+8
Il est consacré à la préparation d’une thèse de doctorat, sous la direction d’un professeur, dans un laboratoire de recherche de l’université.
Les études sont organisées par parcours
Chaque licence et chaque mention ou spécialité de master peut comporter un ou plusieurs parcours plus ou moins différenciés qui permettent d’accéder à des projets professionnels ou personnels différents.
Il n’y a pas de définition unique d’un parcours. C’est une suite d’unités d’enseignement, conduisant à une qualification sanctionnée ou non par un diplôme. De façon usuelle un parcours peut se construire de deux façons.
La plupart du temps ces parcours sont proposés sous forme structurée par l’établissement (parcours-type). La référence au parcours peut alors figurer sur le relevé d’acquis.
Exemples : un parcours de licence Economie et Mathématiques, ou Gestion et Langues ; un parcours de gestion de trésorerie dans une spécialité de master Assurance et Banque.
Les parcours peuvent être individualisés à la demande de l’étudiant et sous réserve d’acceptation des responsables pédagogiques. Cela permet notamment d’intégrer des acquis obtenus dans une autre université, française ou étrangère, ou des diplômes ou parties de diplômes certifiés dans le cadre de la VAE.
Exemple. un étudiant en M1 qui effectue le second semestre en Allemagne dans le cadre d’un accord Erasmus intégrera dans son parcours les 30 crédits et les enseignements correspondants.
Exemple : un étudiant de L3 qui a bénéficié d’une certification partielle au titre de la VAE intègre les crédits et contenus correspondants dans son parcours.
Exemple : un étudiant qui souhaite intégrer dans son parcours des enseignements délivrés par Internet peut le faire sous réserve d’acceptation par l’établissement, même si cet enseignement n’est pas celui prévu initialement dans le parcours.
Les crédits : mesure européenne du travail accompli
Le LMD repose sur une comptabilisation des acquis par crédits. Ces crédits sont acquis définitivement et peuvent être pris en compte dans des diplômes délivrés par toute université européenne qui a adopté ce système.
Les diplômes sont composés d’UE (Unités d’Enseignement) ayant chacune une valeur en crédits européens, proportionnelle au travail de l’étudiant. Une unité de crédit correspond grosso modo à 15-20 heures de travail pour l’étudiant, travail en présence et travail personnel ajoutés.
Les crédits des UE obtenues sont capitalisables et transférables d’un parcours à un autre.
L’organisation française distingue :
le semestre, composé de plusieurs UE pour un montant de 30 crédits,
deux semestres font une année (L1, L2, L3, M1, M2) pour 60 crédits,
la licence est composée de 6 semestres, soit 180 crédits,
le master s’obtient par quatre semestres, soit 120 crédits.
Les crédits capitalisés ne sont pas comptabilisables pour l’obtention de n’importe quel diplôme. Ils sont qualifiés
par un niveau : crédits de licence ou de master. Parfois plus précisément : crédits de licence 1 er niveau (L1) deuxième et troisième niveau (L2 et L3), crédits de master 1 ou de master 2. Ils ne servent alors que dans la comptabilisation pour l’obtention de ce niveau ;
par un contenu en connaissances et compétences acquises. Les étudiants obtiennent un relevé descriptif des UE qu’ils ont obtenues.
Les « plus » du LMD
L’accessibilité plus aisée à des parcours pluridisciplinaires.
La personnalisation des parcours de formation en fonction du projet personnel.
La reconnaissance des diplĂ´mes au niveau international.
Les universités numériques et le LMD
Les membres d’AUNEGE participent à la mise en place du LMD…
